Discours du Dr Shin Young-soo, Directeur régional de l'OMS pour le Pacifique occidental, à la cérémonie d'ouverture de la soixante-troisième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental

Hanoï (Viet Nam)
24 septembre 2012

Mesdames et Messieurs les membres des délégations officielles,

Mesdames et Messieurs,

J’ai le grand plaisir de vous accueillir à la soixante-troisième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental.

Au nom des États Membres et de tous les représentants ici rassemblés, je voudrais exprimer ma plus sincère gratitude au Gouvernement vietnamien, qui a l’amabilité d’être l’hôte de la présente session du Comité régional.

Quel plaisir en effet de se trouver de nouveau à Hanoï et d’y constater le remarquable développement économique atteint au cours des vingt dernières années. Les signes du progrès sont partout.

Le Viet Nam a réalisé des avancées prodigieuses sur le front de la santé ; elles sont le fruit d’efforts déployés sans relâche pour relever les défis posés par le développement rapide et la transition vers un pays à revenu intermédiaire.

Le Viet Nam a renforcé ses capacités de base pour se conformer au Règlement sanitaire international et a accompli des progrès tangibles grâce à la mise en œuvre de la dernière Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique.

Il convient également de féliciter le Gouvernement pour les progrès accomplis dans la lutte antitabac. L’Assemblée nationale a adopté en juin une loi antitabac, première loi du pays qui vise à prévenir le tabagisme et à lutter contre ses méfaits.

Cette nouvelle loi antitabac constitue une étape importante pour la santé publique au Viet Nam et un texte précurseur pour la Région.

Le Viet Nam prend également des mesures vigoureuses pour mettre en place la couverture de santé universelle.

Comme dans d’autres pays, le développement économique rapide a entraîné une hausse du nombre de maladies non transmissibles et de traumatismes.

Il se traduit également par une mobilité accrue des populations et un accroissement des inégalités parmi les personnes pauvres et défavorisées et les minorités ethniques.

Le Viet Nam fait face à cette situation par le perfectionnement et le renforcement de son système de santé, dont il améliore la résilience.

Il s’agit d’un défi de taille mais le Ministère de la Santé est à même de le relever, grâce au travail acharné et à l’engagement total qu’il consacre à ces questions.

Demain après-midi, nous en apprendrons davantage sur les efforts engagés.

Ces enjeux et ces défis ne sont pas propres au Viet Nam. Nombre d’entre eux seront abordés cette semaine dans le contexte d’autres pays.

Pour la première fois en 10 ans, le Comité régional va étudier de nouveaux moyens d’aborder les questions de la nutrition et de la sécurité sanitaire des aliments.

Pour renforcer la collaboration entre les institutions et les partenaires, j’ai convié plusieurs experts et les directeurs régionaux des autres institutions des Nations Unies à une table ronde de haut niveau demain après-midi.

Nous passerons en revue les progrès accomplis dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et l’application du Règlement sanitaire international.

Les États Membres échangeront leurs expériences en ce qui concerne de nombreuses questions de santé préoccupantes dans la Région, comme le paludisme et la résistance à l’artémisinine, la prévention des traumatismes et de la violence, et la prévention et le traitement du VIH/sida.

Nous examinerons également le programme général de travail et les budgets programmes.

Un programme chargé nous attend.

Avant de conclure, je voudrais prendre le temps de féliciter l’Australie pour la contribution formidable qu’elle a apportée à la lutte contre le tabagisme.

Nous saluons la récente décision de la Cour suprême de l’Australie par laquelle cette dernière a entériné les nouvelles lois sur la commercialisation du tabac et rejeté une action des fabricants de cigarettes.

Il s’agit d’un tournant majeur dans notre lutte contre le tabagisme, qui aura un impact important sur la santé publique dans le monde entier.

Je me réjouis à la perspective de la session de cette semaine et espère que les discussions et décisions du Comité régional s’avéreront utiles et instructives pour tous les États Membres.

Pour conclure, je voudrais remercier encore le Gouvernement vietnamien de bien vouloir accueillir la présente session du Comité régional.

Nous ressentons à chaque instant la chaleur et la sincérité de sa généreuse hospitalité.

Merci.

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