Protéger les patients contre le danger des médicaments de qualité inférieure ou contrefaits

Les États Membres doivent prendre davantage de mesures contre les produits médicaux de qualité inférieure, faux, faussement étiquetés, falsifiés ou contrefaits. Telle est la recommandation formulée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lors de la soixante-quatrième session du Comité régional du Pacifique occidental qui se déroule à Manille du 21 au 25 octobre.

« Les citoyens des États Membres mettent leur confiance dans leurs gouvernements et dans l’OMS et nous devons donc faire tout notre possible pour protéger leurs droits et leur sécurité, » a déclaré le Dr Shin Young-soo, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. « La lutte contre les médicaments de qualité inférieure, faux, faussement étiquetés ou contrefaits contribue à honorer cette confiance. Les patients doivent être assurés de recevoir des médicaments authentiques qui leur seront bénéfiques. »

Cette discussion a fait suite à une résolution de la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé (2012), par laquelle les États Membres et l’OMS ont mis en place un dispositif en vue de combattre les produits de qualité inférieure ou contrefaits. Il s’agit d’un comité spécialisé chargé de concevoir des plans d’action et des stratégies de mise en œuvre pour aider les États Membres à protéger les patients du danger que représentent les médicaments faux ou de qualité inférieure.

Le plus grand défi que doit relever ce comité est de définir clairement les différents termes relatifs à la qualité des médicaments tout en veillant soigneusement à les distinguer des questions de propriété intellectuelle et de contrefaçon de marque. Les États Membres eux-mêmes ont des points de vue divergents quant à la meilleure façon d’aborder ces problèmes.

Les médicaments de qualité inférieure ou contrefaits sont une grande menace dans la Région du Pacifique occidental, où ils circulent dans plusieurs pays. Outre qu’ils sont dangereux pour les patients, ces produits risquent de contribuer pour une grande part à l’émergence d’une résistance aux antimicrobiens, telle la résistance du parasite du paludisme à l’artémisinine dans la sous région du Grand Mékong, ainsi qu’à la propagation de formes multirésistantes de la tuberculose. Dans l’examen des stratégies des systèmes de santé auquel elle a procédé récemment (2013), l’OMS a constaté qu’il s’agissait là d’un domaine dans lequel son aide aux États Membres était primordiale.

L’OMS a déjà mis en place un système d’alerte rapide concernant les médicaments contrefaits en vue d’aider les États Membres à coordonner leur action avec celle de l’OMS et d’autres organisations partenaires. Dans ce système, les États Membres signalent des contrefaçons à l’OMS qui, à son tour, diffuse l’information à tous les autres États Membres et ajoute le faux produit à la base de données régionale que les ministères de la santé et les services de répression des fraudes peuvent consulter. En 2011, l’OMS et Interpol ont mené à bien une opération commune (STORM) contre les médicaments contrefaits dans plusieurs États Membres.

Selon le Dr Shin, « le nouveau dispositif sur les médicaments de qualité inférieure ou contrefaits complètera les mesures que nous prenons pour protéger les patients et réduire le risque d’apparition d’une résistance aux antimicrobiens. »

Pour toute information complémentaire ou demande d’entretien, veuillez contacter :

M. Ruel E. Serrano
Assistant, Public Information Office
Téléphone : +632 528 8001
Adresse électronique : serranor@wpro.who.int

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