La lutte contre l’hépatite B dans le Pacifique occidental

Les pays de la Région du Pacifique occidental ont fait de grands progrès dans la lutte contre l’hépatite B, en particulier chez les enfants. Avec l’aide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les États Membres se sont fixé un objectif ambitieux : réduire à moins de 1 % le taux de prévalence de l’hépatite B chez les enfants d’ici à 2017.

« Les États Membres ont réalisé des avancées considérables dans la lutte contre l’hépatite B chez les enfants », a déclaré le Dr Shin Young-soo, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. « Si nous poursuivons notre collaboration, nous pourrons protéger davantage de vies contre cette maladie débilitante. »

On parle d’« épidémie silencieuse » à propos de l’hépatite B parce que ses symptômes apparaissent longtemps après l’infection, parfois même plusieurs dizaines d’années plus tard. L’hépatite B fait partie d’un groupe de maladies infectieuses qui provoquent une inflammation du foie pouvant évoluer en cirrhose ou en cancer primitif du foie. Environ 600 000 personnes dans le monde meurent chaque année de causes liées à une hépatite B. La prévalence la plus élevée au monde de l’hépatite B chronique est enregistrée dans la Région du Pacifique occidental où la maladie est responsable de près de 900 décès par jour.

La méconnaissance de la menace que représente l’hépatite B est un problème permanent – de nombreuses personnes ne font pas le lien entre la maladie et une cirrhose ou un cancer du foie, en raison de l’apparition tardive des symptômes. L’hépatite B peut entraîner une insuffisance hépatique qui exige généralement des traitements coûteux comme une greffe de foie, traitements éprouvants à la fois pour le patient et pour le système de santé. Pour bien faire comprendre les dangers de l’hépatite B, l’OMS a fixé la Journée mondiale contre l’hépatite au 28 juillet 2013, avec le slogan « L’hépatite, c’est ça. Reconnaissez-la ; combattez-la. »

En 2005, les États Membres et l’OMS s’étaient engagés à réduire à moins de 2 % le taux de prévalence de l’hépatite B chez les enfants de cinq ans. Cette étape ayant été atteinte en 2012, les États Membres s’efforcent maintenant de réduire les taux d’infection chez les enfants à moins de 1 %. Une fois cet objectif réalisé, 60 000 décès dus à l’hépatite B seront évités chaque année dans la Région du Pacifique occidental.

Selon l’OMS, la vaccination à la naissance et l’administration du vaccin en trois doses aux nourrissons sont des interventions cruciales pour enrayer ces infections chez les enfants. En 2012, 20 millions de nouveau-nés (soit 86 % des enfants nés dans la Région cette année-là) ont été vaccinés dans les 24 heures qui ont suivi la naissance, et 22 millions de nouveau-nés (soit 96 % des enfants nés dans la Région cette année-là) ont reçu les trois doses de vaccin.

Dans certains pays, l’OMS a repéré d’éventuels obstacles à la vaccination à la naissance :

  • il est possible que les professionnels de santé aient un accès limité aux nouveau nés ;
  • la vaccination contre l’hépatite B peut ne pas être incluse dans les soins essentiels aux nouveau-nés ; et
  • les approvisionnements de vaccins anti-hépatite B ne sont pas assurés régulièrement.

L’élimination de ces obstacles et l’extension de la couverture par les trois doses de vaccin permettront de renforcer d’autres programmes de vaccination systématique dans les États Membres et aideront les pays à atteindre la nouvelle cible de 1 %. L’OMS considère que la campagne contre l’hépatite B fait partie intégrante de son Plan d’action mondial pour les vaccins, qui vise à instaurer une couverture vaccinale complète dans les États Membres pour toutes les personnes et toutes les communautés.

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M. Ruel E. Serrano
Assistant, Public Information Office
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